Reviews


Bökanövsky - We Stumble

Triste temps (FR)
http://tristetemps.chez-alice.fr/
“Sous ce nom au sonorité barbare se cache un quatuor originaire de Toulon. Je connais ce groupe depuis un petit moment maintenant. Je les ai découvert la première fois lors d’un concert à Lyon. Très bon souvenir d’ailleurs. Mais revenons à nos moutons avec ce nouveau disque de Bökanövsky. Une seule piste “we stumble” scindée en deux parties qui prennent place sur chacune des faces de la galette. Rassurez-vous, si le disque conserve une grande cohérence tout au long de son écoute, il sait aussi se faire riche et varié. Et c’est bien toute la force du groupe, une écriture intelligente couplée à une hargne de tous les instants. Les différentes parties de ce “we stumble” se veulent donc percutantes et empreintes de mélancolie sans jamais tomber dans le dégoulinant pompeux. Bien au contraire, la qualité des compositions du quatuor est bien là, sans quasi fausses notes. Dans le même esprit, notons une production d’ensemble très efficace qui rend parfaitement justice à la musique de Bökanövsky. Il y aura sur ce point un seul petit bémol en ce qui me concerne, avec une voix mixée très en avant des instruments. Un peu déroutant au début tant le chant, déjà rauque et puissant, n’avait peut être pas besoin d’un tel traitement. Mais au final on s’y fait assez vite pour ne plus y penser par la suite. Finissons par un vrai coup de cœur, le début de la partie 2 de “we stumble” avec sa mélodie entêtante et ses multiples voix qui s’expriment à l’unisson. Un véritable hymne et une vrai réussite, comme l’ensemble de la galette d’ailleurs. Je ne m’étendrai pas plus sur le visuel du disque auquel j’ai moyennement accroché. Néanmoins prenez le temps de lire le petit insert à l’intérieur, il y a un texte très personnel et pour le moins intéressant à lire !”


Bökanövsky - Self titled

Cul de sac #11 (FR)
“Oouuuééé, un nouveau disque de Bokanovsky (remember l’interview dans un ancien numéro lors de leur passage à La Colo? Moi en tous cas que m’en souviens). On a ce coup-ci droit à un magnifique 12″ rouge habillé d’une pochette sérigraphiée non moins classieuse et d’un livret A5 photocopié joliment bordélique contenant les textes des morceaux, des commentaires et les textes des morceaux, des commentaires et des textes persos (dommage que beaucoup soient en anglais, ça m’a un peu découragé). Mais parlon un peu musique, puisqu’on est là pour ça. Les passages screamo pour fans d’Orchid dévastent à bon escient tout ce qui se trouve entre ta platine et ton cerveau, tandis que les accalmies emo me rappellent le meilleur de Daïtro sur leur dernier album: chiadé et juste. Un petit sample bien choisi qu’on laisse traîner en début de morceau, des thèmes pas relous, une co-prod de la mort et… une prochaine tournée aux usa. Ont-ils vraiment besoin que je parle d’eux? Oui, Boka: ou vous aime.”

Cheap Toys #1 (FR)
“L’autre matin dans le bus, un groupe de fille discutait juste derrière moi et n’ayant plus de piles dans mon baladeur, je ne pouvais m’empécher d’entendre:”… Mon frère, il est dans période Nintendo, il ne décroche plus de sa console…” Ah, moi ma soeur, elle a 13 ans et elle est dans sa période hippie”. Là, le débat continue mais c’est la fin de ma disgression, la suite ne vaut pas son présent d’encre. Personnellement je suis dans ma période “hardcore”, surtout depuis le claque prise au concert des bökanövsky le mois dernier au Volume. Ca faisait quelques années que j’attendais de les voir sans jamais y parvenir alors qu’ils viennent de Toulon! C’est chose faite, et pour marquer le coup je suis reparti avec la version K7 de leur maxi éponyme. Sortie sur le label Malaysien Utarid tapes l’année dernière (2008), cette bombe de 15 minutes d’émocrust énergique, copié sur chaque face, débute avec un “what about friendship and love” à propos de l’ennui étylique qui ronge la scène punk. Le tempo ne se calme plus jusq’à “à l’aube nos passions s’arment” avec son intro lourde et désabusée sur les menonges qu’on se faite à nous-même. Le look de l’objet en jette: toute de couleur rouge, avec son livret en papier calque où sont imprimés les textes accompagnés de petits commentaires du groupe pour chaque morceau. “Bref”, c’est ce que je pense de cette K7, mais on peut toujours se le faire tourner en boucle (surtout si vous êtes équipés d’auto reverse!).”

JUST SAY NO! Issue #2 (FR)
“Bökanövsky is one of these bands that put 200% of themselves into their music.
They’re also one of these bands that remind you what this is all about: passion. If there’s one word to describe this record/band this is it.
I’ve known them almost from the beginning, I’ve seen them evolve as a band as individuals and I’m very proud of what they’ve achieved so far. We’ve shared some times that I hold very close to my heart. I care probably more than they’ll ever know; I miss the Toulon days in “the house of happiness”. Somehow I wish we were closer as friends, but I guess time and distance are bitches.

This record could not represent them any better. On this piece of vinyl are 6 songs of raging screamed emotional punk-hardcore. The music can remind you of Zegota, Seatia or Orchid on some parts. It’s not that tight and it has some flaws, but it sounds genuine and energetic.

The record is a red-transparent one-sided 12″ vinyl with a silkscreened cover. There is a zine coming with it that has the lyrics and a lot of writings from various people involved in the project. I like the layout of the zine, even with the flaws and the misprinting. This is a DIY project; several labels from different countries are involved. I hope people from everywhere will get this record and fall in love with the band; just like I did some years ago…”

Pepper Zone (FR)
http://jp.chaudot.free.fr/contenu/kroniks2/detail.php?n_kro=1481
“Les copains de Boka débarquent donc avec un superbe « one side 12’’ » qui foudroie tout sur son passage. Enregistré dans le local, le son est un poil roots, mais convient parfaitement au genre. Evidemment, le screamo exécuté ici rappelle Orchid, de par les similitudes et la production DIY. Mais on pense à plein d’autres choses aussi, genre Kaospilot, Neil Perry, et tout l’école Level plane. 6 titres, tous excellent, de « on naît pas encore mort » à « la grande déglingue », c’est du bon. Bravo les copains.
Il existe aussi, pour ceux qui aime pas les manges disques, une version cd-r bien foutu, dans un format enveloppe glamour, avec livret DIY remplis d’écrit et textes intéressants…”

Metalorgie (FR)
http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=1941
“Ce premier jet de Bokanovsky matérialise bien plus que la sortie d’un disque mais aussi la concrétisation d’une aventure humaine faites de rencontres, d’amitiés et de moments difficiles, un parcours illustré par le sympathique livret accompagnant la musique ou encore par ce journal de bord synthétisant leur récente tournée sur les routes d’Europe.

Le combo toulonnais cherche et trouve le point d’équilibre entre le screamo coupe gorge façon Orchid et le filon brumeux initié par les poisseux héritiers de Union Of Uranus. C’est ainsi qu’une guitare aiguisée, source de mélodies, progressent urgemment en surface et que des profondeurs, émergent un chant cru, âpre et cerné de rancoeur renforcé par d’efficaces back vocals. L’ensemble des morceaux utilise à bon escient cet aspect ambivalent sans observer le moindre moment de faiblesse. Du virulent “What about friendship and love ?” au ténébreux “A l’aube nos passions s’arment” introduit par un sample issu de “Brave New World” par Aldous Huxley (?), on reste en alerte d’un bout à l’autre sans demander son reste. Maintenu à flot par l’intensité des guitares, plaqué à terre par les roulements de batterie intégrés à des structures hardcore traditionnelles mais imparables, il est bien difficile de rester insensible à la débauche d’énergie de Bokanovsky.

L’entrain de The Third Memory parasité par la grisaille de Hyacinth (pour rester dans l’hexagone), voilà le programme de ce “12 pouces one sided” entre screamo et hardcore crusty, joliment illustré, et surtout suffisamment identitaire pour supposer d’une suite hissant leur style encore un peu plus loin.”

Pretentious Ass Hole (FR)
http://pretentiousasshole.blogspot.com/2008_03_01_archive.html
“Y’a quelque chose de bizarre dans le mastering ou le mix qui donne au final un rendu pas dégueu. Ca sonne pas clinique et froid comme tous ces groupes de screamo violent de merde. Ici ça joue vrai, avec des breaks qui crient leur amour pour ORCHID, des speeds qui ne versent pas dans la surabondance de nawak et une voix qui aurait fait trop d’afters éthyliques sur Lyon. Six titres, une jolie sérigraphie, un zine et des textes sincères qui se la pètent pas. J’attends peut-être un poil plus d’aventure au niveau de la musique, mais ça on en reparle au prochain disque. (Blessed Hands/Cité De Chenilles/Desertion/Sons Of Vesta et quelques autres).”

Triste Temps (FR)
http://tristetemps.chez-alice.fr/bokanovsky.htm
“Passionné ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire Bökanövsky. C’est un mot qui caracterise assez bien l’état d’esprit qui regne autour de ce groupe. Un état d’esprit qui va bien plus loin que le simple fait de jouer de la musique car les activités de ces 4 Toulonnais sont légions. On retrouve ainsi certains d’entre eux dans l’organisation de concerts et la sortie de disques via les labels Desertion records et Patches vs Buttons records. On sent vraiment que leur implication dans la scène punk DIY est des plus sincères et la sortie de ce 12″ en est la preuve vivante.
Avec ce premier disque, ils ont voulu rendre une copie la plus complète possible. Tout a été soigné, que ce soit la pochette sérigraphiée, le zine fournit avec, qui est une compilation de textes personnels écrits par les différents acteurs impliqués dans la sortie de ce disque, ou encore les textes. Ces derniers parlent surtout de notre société et de son schéma pré-établi, de l’industrialisation, de la religion et de la scène punk hardcore. Des textes sincères, sans prétentions et intéressants à lire. Une ligne de conduite que l’on retrouve également dans la musique de Bökanövsky où les 6 titres sont exécutés avec hargne et urgence. En moins d’un quart d’heure, c’est un véritable rouleau compresseur que l’on se prend en pleine gueule même si le son n’est pas exempt de tout reproche avec une batterie qui manque un peu de relief. Mais rassurez-vous, ce n’est qu’un détail et ça ne gène en rien l’écoute de ce disque. Je trouve que Bökanövsky a un univers musical assez proche de celui de Hyacinth. Il y a la même rage qui en ressort. Les voix sont bien crasseuses comme il faut et la guitare est aiguisée au couteau, souvent à la limite de la rupture. Ca joue avec les tripes, les passages chaotiques s’alternent avec des passages plus lourds ou plus rentre dedans. Le titre “A l’aube nos passions s’arment” est pour moi le plus réussi du disque avec ce refrain accrocheur et entêtant que l’on a envi de reprendre avec le groupe (”Ils font de nous une négation de l’amour”). Vraiment excellent !!
Mis à part quelques petits défauts comme peut être des titres un peu trop similaire entre eux, ce premier disque de Bökanövsky est une réelle bonne surprise. Il laisse présager du très bon. Vivement la suite !!

Mathieu”

Shoot me again (BE)
http://www.shootmeagain.com/chroniques/1242_bokanovsky_st
“BÖKANÖVSKY est un groupe français. Du Sud de la France pour être un peu plus précis. On en est pas forcément dans une musique festive ni ska. Rien de tout ça, non!!

Le quatuor nous balance ici un album de 6 titres, morceaux qui tiennent d’ailleurs sur une seule face de LP. Cet album est le premier du groupe, disponible donc en version vinyle mais également en version CDR pour tous ceux qui n’ont pas (encore) de platine!

Ce “s/t” déborde d’une énergie brute, positive et libératrice. Une musique que l’on pourra étiqueter comme “emoviolence”. Un style ou les mélodies sont jouées rapidement, sur le fil du rasoir, avec une électricité palpable, fil conducteur d’une énergie à libérer d’une manière cathartique. Lorsque l’on écoute BÖKANÖVSKY , moi je pense irrémédiablement à HYACINTH , mais aussi aux groupes comme ORCHID évidement. On est dans quelque chose de pas forcément original mais il y’a une énergie brute qui plaît, une passion positive qui vous emballe, et une spontanéité qui fait plaisir à écouter!

Ça fait également plaisir de pouvoir lire avec ce disque un chouette livret photocopié dans lequel on va retrouver les textes et bien plus. Le petit quelque chose qui montre que le groupe aime partager ses opinions, ses sentiments avec d’autres. Ce petit quelque chose que l’on peut retrouver au travers de l’histoire punk hardcore, cette énergie, cette passion positive qui fait penser dans la démarche aux groupes comme ZEGOTA , CATHARSIS, HYACINTH , LAKME , etc. Une envie de faire de cette musique quelque chose de plus que “l’amusement du samedi soir”…

Cet album de BÖKANÖVSKY fut pour moi la manière de découvrir le groupe. Et croyez moi, ce fut une très bonne découverte. J’ai aimé l’énergie. J’ai adoré la passion, la révolte. J’ai écouté et réécouté ce disque et j’aime toujours sa puissance. Alors fan ou non d’emoviolence, à vous d’y jeter une oreille!”


Bökanövsky - Split w/ TESA

Collective Zine (UK)
http://www.collective-zine.co.uk/reviews/?id=6668
“When I buy records I get them sent to work and it’s always great to turn up in the morning and find that something has arrived, or sometimes something arrives during the day. Then I think… HELL YES. Even though I can’t then play them until I get home, it’s still satisfying. I’m sure arriving home from work and finding records waiting for you also has it’s own merits as you can then play them straight away. Except if they can’t fit through the letterbox and no one is home you have to make a trip to the post office right? Anyway, this split arrived today and I’m now at home ready to put it on.

The first side that plays is Tesa’s, so I will review them first. Tesa hail from Latvia and play sludgy metal post rock type stuff. I don’t know that much about this genre to be honest. It’s nice enough, melodic in places, doom like at other times. The vocals are deep screams of anguish. Things never really get going that much but they’re not meant to I guess. It’s just a bit too slow for my liking and to be honest the screams sound better when I play the record at 45 rpm, much like Coffin Dancer do on their split with Kidcrash. I know that’s harsh, it’s just that I like fast music! The side doesn’t work as a whole at this speed though. Returning to 33 rpm, there is a cool audio sample on the first track, but this is quite a standard thing to do in this kind of music and a lot of bands do it better. Overall, I like the side in places, it’s just not really my thing.

Onto Bökanövsky, this is more like it! The music is a fair bit faster and I’m immediately into it. No fucking about, just great French emo with clear influences from their contemporaries. The vocals are great, then there’s the standard guitar sound, plus the drums pound the fuck away towards the end of the first song. The second song is maybe even better, similar but with quick spoken words in the background in the middle of the song - I love it when bands do this - I can’t understand what they’re saying but that perhaps makes it better. This song is about the pressures of sexuality conformation, still obviously a problem in this fucked up world of ours.

Overall, a cool split. This has apparently taken a year or two to be released. Bökanövsky’s songs sound reasonably similar to the ones on their LP but that’s a good thing. Actually I just read on their website that these songs were two of the first that they ever recorded. I really want to hear what their new stuff sounds like - they’ve got songs recorded for a split with Lakmé but this unfortunately is delayed for the time being. If you like French emo check this out as well as Bökanövsky’s LP. If you like sludge type stuff then maybe check out Tesa too.

26th January 2009″

Cul de Sac (FR)
“Un moment qu’on l’attendait celui-là… Il me semble que certains morceaux ont été enregistrés il y a trois ans. DIY, quand tu nous tiens… c’est parfois un peu lent, héhé. Deux morceaux pour chaque groupe sur ce disque d’un orange douteux. Tesa, les lettons, c’est toujours du post hardcore majestueux, teinté d’émo, avec un chouette sample au milieu, ce qui me fait pas mal penser à B-Abuse. Ils s’étouffent pas avec des longs textes, l’ensemble de leur face contient en tout et pour tout onze mots… Pour Bökanövsky, c’est du screamo grande classe (comprendre y’a des petits passages calmes, puis des embardées de ouf. Si tu sais pas c’est quoi ce style bizarre, quand tu auras fini d’écouter ce disque, tu pourras écouter orchid), je sais pourquoi ils font les fines bouches en parlant de ce disque, moi je trouve leurs deux morceaux très bien. Un texte sur l’urbanisme et l’autre sur les sexualités et les normes sociales, toujours fort bien écrits, en french avec des commentaire en Anglais pour les fans over the world. Au niveau de la gueule de l’objet, on se demande si le mot d’ordre était “sobriété” ou s’ils en avaient tellement marre d’attendre qu’ils ont fait ça à la va-vite. La pochette est bien chouette mais le livret aurait mérité un peu plus d’attention. Pis on sait même pas qui joue sur quelle face, heureusement que je connais déjà les deux groupes. Bon, en tout cas, saluons le geste: sortir un split entre gens qui habitent à des milliers de bornes, juste pour dire qu’on est copains et que pour nous la musique c’est plus que de la musique, moi je trouve toujours ça touchant.”