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Day by day, mediocrity is taking my life
Je pense que le fait d’être passé aussi prêt de la mort ou de l’handicape à vie, m’a fait beaucoup évolué. Le fait de se dire que dans une fraction de seconde notre vie peut basculer, sans préméditations, sans y avoir véritablement pensé ou soucié.
Il y a 5 ans, j’étais aussi comme toutes ces personnes, à se dire que le malheur n’arrive qu’aux autres. Je me rappelle encore étant petit demandant à mes parents à chaque activités des phrases du type : « dit maman, dit papa : est ce qu’il peut nous arriver quelque chose de grave lorsqu’on fait du bateau ? » mes parents me répondaient toujours quelque chose comme « bien évidemment que non, ça n’arrive que dans les films, ou aux autres ! »… Comme chaqu’un de nous, ça ma rassurait d’entendre ça, même si au fond de moi je comprenais bien que le malheur pouvait arriver à n’importe qui et n’importe quand, mais disons que je fermais les yeux comme beaucoup le font !
Cela n’a pas duré, et à force d’être tellement sure de moi, le malheur m’est tombé dessus du jour au lendemain. Pourtant j’avais rien demandé, peut être juste qu’il falait que je franchisse cette étape, pour trouver un sens à ma vie… ou comprendre que j’étais juste une minuscule fourmis parmis tant d’autre, et que je pouvais me faire écraser d’un moment à un autre !
Apprendre à vivre avec un handicape, et commencer à me poser des questions sur tout ce qui m’entourait. J’ai découvert que l’homme / l’humain, était des plus cruel ! (Surtout lorsqu’une personne est différente de « l’idéale » ou de la « normalité » imposé / qu’on le veuille ou non). J’avoue avoir moi aussi auparavant suivit les copains ou mon instinct d’humain ; et pour faire rigoler la galerie, me moquer du premier venu qui me paraissait à moi, petit garçon modèle, différent ou « anormale ». Je le regrette… et je le regrette encore aujourd’hui car ; qu’on le veuille ou non on cherche toujours la normalité, l’idéale, et on finit toujours par blesser l’autre, même si ce n’est pas voulu.
Vivre chaque moment présent comme le dernier (ça peut paraître cliché mais c’est bien vrai), si il devait m’arriver encore quelque chose de « grave » demain, je pense que j’aurais déjà beaucoup profité de ce que la vie a bien voulu me montrer. Bien sur je pense que j’ai encore beaucoup à découvrir, et j’ai sans doute encore beaucoup à souffrir. J’ai franchis une grosse étape, j’ai réussi à me redresser, à avoir le sourire et la joie de vivre, mais ce n’est pas pour ça que demain, tout s’écroulera et que je devrais tout recommencer. C’est bien pour ça que je profite de chaque moment.
Avoir confiance en moi, malgré mon handicape, malgré la moquerie incessante des garçons, des filles, de mon collège, de mon lycée, du supermarché ou je ne sais plus qu’elle endroit … Une chose est sure : c’est dure d’encaisser toutes ces phrases, toutes ces choses qui sortent de la bouche des autres. Je ne le conseille à personne. Mais ça m’a peut être permis de marcher la tête de plus en plus haute, de me dire que j’étais ce que je suis, je n’y pouvais rien, il fallait bien faire avec, peut importe ce que les autres pensaient. Je me suis petit à petit construit un bouclier, et je n’entendais presque plus tous ces mots, phrases qui me touchaient auparavant, au plus profond de moi. C’est vrai qu’aujourd’hui tout cela ne me fait plus grand peur… (Quoi que je ne suis pas très à l’aise dans certain lieu public, tout particulièrement quand je suis seul). Avec le temps j’arriverais à y faire face de mieux en mieux… Je le pense…
Comme quoi il faut sans doute toucher le fond une bonne fois pour toute, se dire que le bonheur est encore plus loin, mais à la fois peut être très proche aussi .. Avant ça, il faut savoir remonter, c’est sans doute l’épreuve la plus dure.
Clément
Faudra bien payer un jour
Y’a un moment faudra payer
Y’a un moment ça basculera.
Et là faudra bien encaisser le retour de flamme.
Payer notre insolence, payer notre ignorance ou plutôt ce qu’on s’est bien garder de voir. Et ce qu’on s’est bien garder d’essayer de changer surtout.
Dans un immobilisme permanent, contestataire pour le principe, histoire d’avoir bonne conscience quand même, mais finalement, au fond, ça t’arrange toi aussi de vivre bien ici non ? tu crois que ça se fait sans poser des problèmes ça ?
Bien lové dans notre vie de consommateurs on s’est bien empiffrés de toutes les parts du gâteau et on a même attaqué l’assiette de peur que « les autres » s’en chargent pour nous.
Après tout pourquoi partager quand on a rien à craindre ou a gagner ?
Alors du coup c’est à l’image de continents, de milliards d’individus qu’on s’empiffre, qu’on se gave à la nausée, qu’on croule sous notre propre graisse et qu’on patauge dans notre propre merde.
Toujours pas rassasiés de notre connerie nous poursuivons notre quête du mieux, du grand, du beau et du meilleur sans se rendre compte que « les autres », eux, crèvent le ventre vide, crèvent sous les bombes ou sous les coups des dictateurs et petits chefs qui régissent ce monde de merde. Quand ils régissent. Quand ils ne sont pas eux même dirigés, pris à la gorge par de plus gros, de plus puissants et de tout aussi inhumains. Tellement plus nuisibles.
Mais voilà, rien n’est jamais définitif. Un jour pour une raison ou pour une autre ça change. Ça bouge, ça remue, ça fait du bruit, ça fait des éclairs, ça pleure, ça souffre et ça fait mal même, pire, on en devient pressé que ça s’arrête. Et tous autours observent, craignent, gagnent, perdent. Après ça s’équilibre…pas le choix.
Alors on se dit qu’à un moment faudra payer.
Y’a un moment faudra rendre la monnaie volée. Reconnaître le prix de la sueur, du sang, de l’humiliation. Et nous imposer enfin des limites, réduire notre train de vie enfin, arrêter de soumettre des peuples entiers , arrêter de se sentir seul au monde, arrêter de croire qu’il s’agit de notre monde. Le laisser tranquille ce monde.
Partager.
Partager et être triste comme des grands gosses gâtés à qui on reprend leurs jouets. Ravaler nos complexes de supériorité stupides, comprendre que ça sert à rien de donner de la valeur au pouvoir, au fric, à l’exploitation, à la misanthropie économiquement correcte, au cloisonnement, à l’individualisme, au dogme.
Partager le gâteau. Enfin. Et penser autrement, essayer autrement. Respecter la vie. Vivre autre chose qu’une mascarade.
Sinon à un moment faudra payer.
Cher.
Pierre
Des années d’efforts, des mois de patience, des semaines à resister !
Des soit disants chasseurs en légitime défense…
Combien d’orphelins laisseront nous affamés, aveugles et sourds affronter les dures saisons ?
Au bout de la traque fructeuse la poudre a parlé, ils peuvent maintenant accrocher leur beau trophé sur leur cheminée.
Si seulement ces évènements pouvaient faire prendre conscience à nous, humains, à quel point notre patrimoine est en danger, à quel point nos actes sont destructeurs, à quel point la vie est fragile.
Clément
i’ve got pictures to prove i was there
Ouais, ça a semblé vouloir commencer, au détour d’un concert miteux, un lieu où finalement tu n’avais pas ta place…parce qu’il est bien plus facile de se dire qu’il vaut mieux rester à sa place….alors t’essayes de t’ouvrir un peu, d’être à nouveau avec tes amis, de voir des gens, de rencontrer des gens et tu la/le rencontres, elle/lui. Simplement elle/lui qui te regarde dans le noir et toi tu n’arrives même pas à discerner les traits de son visage que tu trouves venus d’ailleurs. Mais voilà tu t’évertues a penser que des gens comme toi n’ont pas « accès » à ces personnes là, trop classes posées, propres et en plus elles sentent bon. Mais voilà elle/il ne veut pas que tu partes, et ton cœur s’emballe, tu finis par rentrer chez toi avec ce truc dans ton ventre, qui te coupe l’appétit, qui te donne cette nausée plus qu’agréable, presque salvatrice. Ca faisait tellement longtemps ! C’est bon ! Tu te sens enfin intéressantE pour quelqu’un qui ne TE connaît pas…Les voilà toutes ces vilaines choses que tu t’étais forcéE à oublier et à rayer de ton panel d’émotions, parce que malheureusement pour toi aucune autre alternative que de tomber amoureuxSE, tout bêtement. Mais ça aussi, te fait peur !
S’en suivra alors un festival de timidité, même lorsque la chose sera accomplie, tu ne sauras aller plus loin que bonjour/au-revoir et forcément arrivera ce qui devait arriver, et tu te retrouveras un peu conNE au milieu de ton allée, seulE mais quelque part soulagéE, à essayer de profiter de cet instant de calme que t’avais un peu oublié…tu te dis que t’as un don finalement : te débrouiller comme personne pour laisser filer ce que tu t’es évertuéE à « posséder » ! Alors chaque jour pour toi sera fait de fatigue , chaque jour un peu plus…l’impression de s’enfoncer …comme si le sol se dérobait un peu plus à chacun de tes pas…sans aucune raison ni explication , t’en viens à te dire que tu es dépressifVE , pour te rassurer et faire des trucs d’ados comme se mettre à écrire, ou apprécier de rester seulE sur ton canapé, dans le noir avec le même morceau qui tourne en boucle, en sirotant une bière et puis plusieurs, persuadéE que ça ira mieux…finalement tu te dis que ces choses là ne sont pas pour toi…toi ce que t’aimes c’est discuter jusqu’au lever du jour et dire au revoir, tout bêtement…parce qu’en plus de tout tu as aussi peur d’être mauvaisE et de salir tout ce que tu touches comme si ta/ton partenaire te paraissait precieuxSE, fragilE, tellement rare quoi !…alors tu foires et t’as peur de foirer, faut-il se sauter dessus et perdre notre temps à s’embrasser goulûment pour consommer nos relations pour qu’elles existent vraiment ?
De toutes façons même ça tu ne sais pas le faire (merde tu ne seras donc jamais normalE ?)…Les performances te font peur. C’est tout et c’est pour ça que tu n’aimes pas faire l’amour, te prendre à détester l’image que te renvoie ta/ton partenaire au cours du sacro-saint coît…L’impression de ne pas être assez bonNE et s’ennuyer assez vite à le faire toujours selon le même modèle, pourquoi devrait-on se servir de cette seule partie de nos corps pour accéder au plaisir, ou pour en donner? Pourquoi pas juste serrer les cuisses et écouter et parler de nos rêves, de nos peurs ou de l’heure à laquelle on s’est levéE ce matin? Bon, faut pas déconner non plus ! T’as sûrement du aimer le faire lorsque c’était nouveau pour toi mais maintenant c’est juste que tu n’y vois plus trop d’intérêt, et puis si t’éprouves le besoin de jouir faut dire que tu te débrouilles assez bien toutE seulE…Mais paradoxalement tu aurais aimé coucher avec elle/lui pour toutes les raisons non évoquées plus haut, parce que des fois certaines choses se doivent de rester personnelles, parce que l’amour aussi se respecte dans ce que ça peut avoir de « privé » comme ils/elles disent…Plus rien à boire, plus rien à fumer, tu veux continuer ? Alors va voir ce qu’il se passe dehors !…
Cédric
Je suis mon ennemi.
Le fait d’être une concentration vivante de paradoxes m’a fait pas mal réfléchir ces derniers temps…
Encore et toujours attiré par les choses qui me contraignent, j’ai régulièrement cet étrange sentiment, celui qui me pousse à composer avec les rivalités et les incohérences qui m’occupent depuis un temps.
Le confort des habitudes et la facilité déconcertante que l’on m’offre quotidiennement à suivre un chemin type pré-établi a fait de moi le parfait citoyen et le cadre supérieur modèle (certains appellent cela le destin, plus moi). Pourtant, je me questionne et remet en cause cet idéal, cette course interminable au but inaccessible.
Mais quel but ?
Est-ce ce que je veux vraiment ?
Ne suis-je pas le seul à pouvoir changer ceci ?
Forcer ses habitudes, réfuter ses obligations et sortir du cadre de référence qui nous est imposé ne fait pas de moi un marginal ou un contestataire, loin de là, juste une personne libre et épanouie, comme nous devrions tous l’être.
Remettre en cause les habitudes avec lesquelles je compose depuis ma plus tendre enfance est pour moi une chose difficile, mais je ne perds pas l’idée de pouvoir un jour vivre pour mes idées. Aujourd’hui je ne veux plus regarder ma vie passer, je veux me battre pour ce que je suis, contre ce que j’étais.
J’étais mon ennemi.
Romain
Sept. 2007
To love people so far from yourself but still feeling them
so close to you, feeling the need of their presence, of
their advices, anxiously waiting for the next meeting,
counting the days… it’s hard to find people that could
give you such emotions: I had that luck, and I’ll try in
every way to not let them go. I collect every single second
we share, in the deepest corner of my heart, to never forget
these days, as they are the beautiful ones I ever had.
But it’s not easy to keep such relationships with so much
distance between. It’s really hard. At times I feel its
weight on my heart, as an overwhelming missing. I would like
to have them all here, close to me, to truly feel myself at
home.
To my friends, close and far, wherever you are, I truly need
you to feel alive.
And I’m comforted knowing you’re there, somewhere,
anywhere. I’m counting the days.
Iacopo / Sons of vesta
Ça fait maintenant trois ans que je baigne dans le milieu punk/hardcore DIY. Trois ans c’est peu mais largement suffisant pour jouir pleinement de la sensation de liberté qu’apporte l’éthique Do-It-Yourself. Créer soit même des disques, organiser des concerts pour des amiEs, des groupes en tournée, être en total contrôle de ma vie, faire jaillir l’énergie débordante de mon cœur, vivre pleinement mes passions, c’était tout ce que je souhaitais. Quand j’ai découvert ce milieu c’était comme une illumination, des rêves devenus réalité. Je ne m’imaginais pas un jour écrire un texte pour un disque que j’allais sortir par la suite. Ce n’était qu’utopique pour moi. Grâce au punk DIY je suis maintenant plus « vivant ». Mes passions s’expriment pleinement et aucune barrière ne peut les entraver. Nous avons besoin de nous exprimer, de faire connaître notre rage, de vivre loin des schémas préétablis. Alors exprimons-nous ! Prenons possession pleinement de nos vies ! Nous pouvons marcher à notre façon, et rien au monde ne pourrait nous faire chavirer. Il ne tient qu’à nous de rendre nos utopies réalisables. C’est pourquoi je me suis lancé dans l’aventure du « label ». Je voulais aider mes amiEs à s’exprimer, à donner vie à leurs passions, les aider à contourner ce monde d’ultra consommation qui s’impose sur nous. D’ailleurs créer un label ne veut pas dire avoir une structure derrière, la preuve, je suis seul à « gérer » Cité De Chenilles Records, aucun papier officiel n’a été signé ou déposé je ne sais où. C’est à la portée de tout le monde, c’est d’ailleurs ce qui est magique et magnifique avec cet esprit DIY. Nous sommes libre de nos choix. Libre d’agir et de tout rendre possible juste grâce à la force de notre volonté. Continuons à partager nos idéaux, à nouer des liens d’amitié et à combattre pour une vie meilleure et une expression totale de nos passions.
Flo / Cité de chenilles records
The story of the Wind and the Sand
Somebody told me long time ago that once the Wind loved the
Sand..
he loved to caress her surface, he loved to caress her
surface and
to draw on her skin waves and curves. He thought nothing
could ever separate them.
But one day the Sand betrayed him, because she was in love
with the Sea.
The Wind finally knew what anger is: he released his fury,
his powerful breath, and raged the earth,
eradicating trees, eroding mountains, sweeping away
everything on his way.
After years, too many years, of furious jealousy, he
suddenly became calm.
His mind, tormented for too long, became empty, no shades
into it.
He understood sand could never belong to him, because she
was tied to the sea by an eternal kiss.
But he also understood he wasn’t the only one that had to
renounce to his eternal love.
So he decided to gather all the feelings the people like him
had, and to collect them,
to feel like he was not alone, but surrounded by all of
them, unhappy people.
Noone could ever understand how much of these laments exist,
except him.
He found a new reason of life, he became the voice of the
voiceless,
a chant of unspeakable words, the song about the meaning of
emotions.
Still nowadays, his breath brings with Himself
all the words, the thoughts, the tears,
unspoken, unsaid, uncried.
Iacopo / Sons of vesta
the way we write down the toughts we have in common
the way we write down the toughts we have in common
our inactivity in front of what was virtual
has now become so real
our size does not matter, that’s no viral
cause we have no shame to express what us feel
the size of our shoes
one step further, one night together
will set the mark of our generation
an everlasting letter in rhetorical expressions
and opening the march of your liberation,
the salvation you deserve
a release for your nerves
i’ll scream every aspect of despair and desolation
for the only access of your comfort
cause listening is more than speaking
understandings comes better in the drinks we share for free
no compromise, no dead thoughts and prejudice
how the smoke is minted at night?
we do not care since we’ve talked by daylight
we do not care since we’ve talked by daylight
we do not care if love came so bright
we do not care cause we’re gently speakers overnight
Cédric
your charity screws me up
you think you do know me
but what comes around when you speak
has nothing to do with my existence
your friendship does not exist
being just a presence in a bar
does not make you a friend of mine
and when you keep your eyes on me
i only see vultures flying above me
i’d like to say fuck you!, you and your charity
but all i can do is loving you
you and the way you screw up your life and my own existence
for your pride, your success and glory i do envy you
thanks to you i do feel like a loser
thank you
fuck you
Cédric